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Articles de la rubrique "XBOX 1 (archive test 2005)"
  |  Je pense que nous les dérangeons Décrire le dernier-né de la série Splinter Cell est assez simple : le jeu est extrêmement bien peaufiner. Nous en sommes maintenant à la troisième apparition de Sam Fisher sur la console Xbox et l’on peut dire que les gens d’Ubisoft ont appris de leurs erreurs passées. Certes, c’est toujours un peu la même formule, mais celle-ci a été fignolée afin de nous offrir le meilleur jeu de la franchise. Les changements sont subtils, il n’y a pas de grosses nouveautés hallucinantes, mais plutôt plusieurs petits ajouts et modifications qui rendent l’expérience de jeu beaucoup plus satisfaisante. Analysons le tout un peu plus en profondeur. Vous personnifiez bien évidemment Sam Fisher, espion émérite d’Echelon 3. Sam a sauvé le monde de la catastrophe dans les deux premiers jeux et devra répéter l’exploit dans Chaos Theory. Le contexte est politiquement tendu. La création par le Japon du Département japonais de Renseignements pour la Défense Nationale est perçue par la Chine et la Corée du Nord comme une menace. Les deux pays appliquent donc un blocus maritime sur le Japon qui se voit contraint à demander l’aide des États-Unis. D’un autre côté, une faction terroriste, La Voix du Peuple, kidnappe un informaticien pour s’emparer d’algorithmes puissants. Votre première mission sera de libérer cette personne. Le tout se compliquera à partir de ce moment et amènera le monde aux gouffres de la Troisième Guerre mondiale. En somme, l’histoire est très bonne et parvient à nous accrocher. Son charme provient un peu de la façon qu’elle est présentée, c’est-à-dire en partie durant les missions après avoir trimé dur pour atteindre un objectif et en partie par des cinématiques à la fin de celles-ci. Les cinématiques sont bien réussies et font un usage beaucoup moins abusif des téléjournaux que les autres jeux de la série, ce qui est une bonne chose. Bref, l’histoire supporte fort bien le jeu et nous offre quelques moments mémorables.  Sans nul doute très athlétique J’ai mentionné il y a un instant les objectifs des missions. Ces derniers sont très bien structurés et sont répartis en quatre catégories: principaux, secondaires, optionnels et bonus. C’est une nouveauté de la série que j’ai beaucoup appréciée, car elle rend les missions plus vivantes. Plusieurs objectifs vous sont donné en cours de mission et ce sont généralement les plus intéressants puisqu’ils proviennent directement de votre action sur le terrain et sont parfois associés à un sentiment d’urgence. Seuls les objectifs principaux sont vitaux à la réussite de la mission. Toutefois, si vous ne réussissez pas un objectif secondaire, il deviendra un objectif principal à la mission suivante. Les autres objectifs servent plutôt comme gratification personnelle, nous donnant l’impression d’avoir accompli plus que ce qui était demandé. Ils sont toutefois nécessaires pour avoir 100% dans une mission. En effet, vous êtes dorénavant noté sur votre succès dans une mission. C’est donc dire qu’à la fin de chacune, vous aurez des statistiques sur le nombre d’alarmes déclenchées, le nombre de fois que vous avez été repérés, le nombre de personnes tuées ou assommées, le nombre de corps trouvés et les objectifs accomplis. Personnellement, je trouve que cet ajout apporte beaucoup au jeu, tout simplement parce qu’il vous donne une raison de refaire une mission pour améliorer notre score. Ceci dit, je doute que vous vouliez refaire une mission si à la base, le jeu n’était pas amusant. N’ayez crainte, c’est loin d’être le cas. C’est toujours aussi plaisant d’infiltrer des bases ennemies avec Sam, de se fondre dans la noirceur, de déjouer les gardes et les systèmes de sécurité. C’est d’autant plus vrai que les gens d’Ubisoft ont tenté d’éliminer les frustrations des jeux passés. Par exemple, le jeu ne s’arrêtera plus si vous déclenchez trop d’alarmes et vous pouvez à présent sauvegarder la partie quand bon vous semble. Le plaisir de Chaos Theory tourne en grand partie autour de la furtivité et le fait d’analyser une nouvelle pièce sous tous ses angles avec nos différentes visions (nocturne, thermique et électromagnétique) avant d’y pénétrer. Est-ce que je peux m’infiltrer sans être vu? Est-ce que je peux attirer le garde dans un coin sombre ou est-ce que je le liquide à distance? Devrais-je briser cette lumière ou tout simplement la neutraliser quelques instants pour ne pas éveiller de soupçons (votre pistolet peut maintenant neutraliser les éléments électriques, dont les lumières et les caméras, pendants quelques temps grâce à l’OCP en appuyant sur la gâchette gauche)? Est-ce que j’accède à cet ordinateur directement ou bien à distance (vos jumelles permettent d’accéder aux ordinateurs de loin). Sam est bien sûr équipé de nombreux gadgets pour lui permettre d’accomplir sa mission. La caméra-glu est de retour et permet encore une fois d’observer une pièce d’un endroit sûr. Le grand avantage cette fois c’est que la caméra demeure active jusqu’à la fin de la mission. Vous pouvez donc placer vos caméras dans des endroits névralgiques et leur accéder quand bon vous semble à l’aide d’une croix directionnelle. Un ajout bien pensé. Fait intéressant, vous avez le choix en début de mission entre trois type d'équipement: recommandé, furtif et assaut. Le jeu s'adapte ainsi mieux à votre style, bien que l'on soit la plupart du temps tenté de prendre l'équipement recommandé.  Prenez garde de vous faire trahir par les miroirs Et si malgré tout vos bons soins vous être repérés? Fort heureusement, vous êtes maintenant mieux préparé pour vous défendre efficacement au corps à corps. La gâchette droite actionne votre précieux couteau, tandis que la gauche enverra le bandit au pays des rêves avec un solide coup de genou. C’est un changement mineur, mais oh! combien apprécié et qui aide grandement à nous plonger dans la peau d’un espion au sommet de son art. Vous êtes aussi muni de votre bon vieux fusil d’assaut si le situation se corse vraiment. Autre nouveauté mineure, mais qui rend le jeu plus intéressant, c’est la possibilité de pirater les scanners rétiniens, les codes des portes ou encore les ordinateurs. La procédure de piratage est en soit amusante et il y a toujours un sentiment de satisfaction d’accéder à des endroits ou de l’information que les gens croyaient cachés. Point de vue intelligence artificielle, c’est adéquat, sans plus. Les ennemis vous chercheront s’ils ont cru apercevoir quelque chose ou s’ils ont entendu du bruit. Vous devez aussi faire attention à ne pas laisser de portes ouvertes ou des lumières fermées afin de ne pas attirer leur attention. Par contre, ils sont un peu trop faciles à déjouer et des fois décevants. Ceci dit, le jeu possède trois niveaux de difficulté ce qui règle en partie le problème. Au fait, le jeu offre dix missions qui prendront au total une quinzaine d’heures à compléter. Le chiffre est conservateur et dépend de votre façon de jouer. Personnellement, le jeu m’a duré vingt heures et m’a donné le goût de recommencer à un niveau de difficulté plus élevé en visant 100% dans les missions. La grande nouveauté de Chaos Theory est sans doute son mode coop qui peut être joué autant en écran partagé que sur Xbox Live. Il y a quatre missions différentes spécialement conçues pour ce mode, en plus d’un tutoriel. Je n’ai pu faire que les trois premières, mais j’évalue que le tout devrait prendre en moyenne un peu plus de cinq heures. Le mode coop est vraiment le bienvenue et les tableaux sont bien construits, malgré qu’en comparaison à la portion simple joueur, il y ait certaines failles au niveau de la présentation et de l’histoire. Malgré tout, le fait de jouer avec un partenaire compense grandement ces lacunes et Ubisoft s’est assuré que les différents niveaux fourniraient des possibilités de coopération, vous y obligeant même très souvent. Être deux espions sur le terrain vous permettra d’accomplir certains mouvements particuliers, comme faire la courte échelle à votre coéquipier et ensuite vous servir de ce dernier pour atteindre un endroit plus haut ou encore tenir une corde pendant que celui-ci descend le long d’un mur ou bien tête première dans une pièce à partir d’une bouche d’aération. Et même sans ces mouvements, c’est tout simplement divertissant de parcourir un tableau avec une autre personne et d’organiser sa stratégie d’attaque en conséquence.
Une fonctionnalité extrêmement intéressante ajoutée par Ubisoft, autant pour le mode coop avec écran partagé que coop sur Xbox Live, est la sensibilité d’écoute des ennemis face à notre timbre de vois via le casque d’écoute Xbox Live. Plus nous parlons fort, plus les ennemis ont la chance de nous entendre, donc de nous détecter. Le casque d’écoute joue un rôle très important dans le réalisme et ceci augmente largement le plaisir du multijoueur. Et je vous souligne que ce nouveau concept fonctionne étonnamment bien! Ne passez pas à côté de cette option! Essayez-le! Ça en vaut réellement la peine! Malgré tous ces nouveaux ajouts, le mode coop n’est pas une raison suffisante pour acheter le jeu à lui seul, mais il vient admirablement bien compléter le tout qu’est Chaos Theory.
Le mode Xbox Live est sans conteste la partie la plus intéressante du jeu. Tout comme dans Pandora Tomorrow, Chaos Theory recel un mode Versus à 4 joueurs. Dans son ensemble le jeu est identique à la version précédente avec des modes de jeux tels que le Deathmatch et le Disk Hunt, où nous devons choisir notre camp entre les mercenaires et les espions. Le mercenaire doit défendre un objectif en particulier ou éliminer les espions. L’espion quant à lui doit s’infiltrer jusqu’à l’objectif afin de s’en acquérir ou de l’activer. De plus, chacun d’eux possèdent des compétences et des outils qui leurs sont propres. Mais quelques ajouts ont été effectués au niveau de l’équipement et des habiletés de chacun comme par exemple; le mercenaire possède de nouveaux outils de détections et une nouvelle habileté nommée « Berserk Move ». Celle-ci permet d’immobiliser un espion trop près. L’espion, pour sa part, possède un nouveau type de camouflage qui le rend invisible aux yeux du mercenaire. Tout comme dans Pandora Tomorrow, Ubisoft a de nouveau très bien équilibré les deux factions dans l’ensemble de leurs ajouts. Chaque personnage possède ses points forts et ses points faibles et aucun n’a de réel avantage sur l’autre. Tout se joue sur l’habileté et la maîtrise du personnage incarné.
 Seul contre deux espions Maintenant que nous savons que le jeu est plaisant, il serait intéressant de savoir s’il tient la route point de vue graphique. Les deux premiers Splinter Cell sont reconnus pour être parmi les plus beaux jeux sur Xbox, donc je m’attendais un peu à la même chose pour Chaos Theory. J’en fut quitte pour un choc. Splinter Cell Chaos Theory est tout simplement le plus beau jeu que j’ai vu sur Xbox. Certes, il y a beaucoup moins d’action à l’écran que d’autres, mais malgré tout, rares sont les jeux qui approchent la splendeur de Chaos Theory. Les effets de lumières et les textures se démarquent vraiment du lot. Plusieurs fois dans le jeu, vous allez vous arrêter et promener la caméra pour observer le reflet de la lumière sur le relief d’un mur. Les surfaces métalliques ou de béton sont particulièrement bien réussies. Vos ennemis ont également subi un rehaussement visuel depuis la dernière itération du jeu et ont l’air plus réel que jamais. Les différentes animations sont pareillement impeccables. Sam enchaîne ses différents mouvements avec une grâce exemplaire et les animations de morts ou d’écroulement d’un corps sont mieux gérées. À cet effet, si vous cachez un corps dans un coin, il ne disparaîtra plus en partie dans le mur comme dans les premiers jeux. Il doit s’en dire, Ubisoft à vraiment réussi à extraire tout le potentiel de la console Xbox Point de vue sonore, encore une fois chapeau à Ubisoft. Le son facilite grandement notre travail d’espion en entendant souvent une caméra ou des gardes avant même de les voir. Les sons ambiants sont aussi très présents, que ce soit des vagues, de la machinerie, des insectes ou de la circulation. Ces sons jouent un rôle essentiel puisque que vous possédez maintenant un indicateur à l’écran indiquant le niveau du son ambiant. Si vous ne dépassez pas cette marque vous-même, les gardes ne prendront pas connaissance de votre présence. La musique est également cruciale pour vous avertir que vous avez été repéré, commençant doucement si le garde investigue la situation et s’intensifiant graduellement jusqu’à l’alarme. La musique est très bonne et autant que je sache, change à chaque mission. Enfin, les voix sont excellentes et les dialogues délectables. Sam Fischer a véritablement l’attitude d’un espion et c’est un plaisir de capturer les gardes pour les interroger lorsque possible. Michael Ironside fait vraiment un travail magnifique depuis le début de cette série, suffisamment pour que je ne puisse aucunement tolérer les voix françaises, mais si vous comprenez difficilement l’anglais, sachez que le jeu est entièrement traduit.  Impeccable graphiquement Comment conclure le test de Splinter Cell Chaos Theory? Probablement un peu comme je l’ai débuté. Ubisoft a vraiment utilisé l’expérience des deux jeux précédents pour parfaire, raffiné et enjolivé Chaos Theory. Le jeu est très amusant en plus d’être graphiquement remarquable et sans reproche pour le son. Personnellement, Pandora Tomorrow m’avait relativement déçu, car je n’avais pas aimé le mode Live qui, bien qu'unique, satisfait plutôt les joueurs assidus et la portion simple joueur ressemblait plus à une simple expansion. Chaos Theory a réussi à me réconcilier avec la franchise. La durée de vie est aussi passablement bonne pour un jeu d’action en combinant le mode solo et le mode coop. D’autant plus que si vous êtes comme moi, vous aurez le goût d’y rejouer à un niveau de difficulté plus élevé et en visant 100% dans les missions. Ceci dit, le jeu garde des lacunes et ne changera pas vraiment drastiquement votre opinion de la série si vous ne l’aimiez pas au départ puisqu’il conserve le même type de jouabilité un peu lente et une mécanique d’essai et erreur. Néanmoins, une location pourrait bien être de mise. Pour les autres, une portion simple joueur améliorée sous plusieurs points et un mode coop promettant du bon temps avec un ami font sans conteste de Chaos Theory le meilleur jeu de la série. | | | | | Les plus... | | - Beaucoup moins frustrant que les jeux précédents - Plusieurs petites nouveautés s'assemblent pour donner le meilleur jeu de la série - Les plus beaux graphiques à ce jour sur Xbox - Voix anglaise de haut niveau et traduction française complète | | | | Les moins... | | - Action un peu lente pour certains - Une mécanique de jeu misant sur l'essai et l'erreur |   | | | | LE VERDICT FINAL
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| NOTE GÉNÉRALE 9.3 |  | | |
| | | Présentation | | 9 |  | | Graphiques | | 10 | | Bande son | | 9.5 | | Jouabilité | | 9 | | Valeur | | 9 | | Commentaire de Phil du jeux, même facile c'est assez difficile, vers le cinquième niveau c est encore plus dur
|  Par Sébastien Lépine (Kosse) |
  Et pour cause, entre le politiquement incorrect et le gameplay aussi ouvert qu'une fleur à la fin du printemps, Grand Theft Auto fait tout pour se maintenir au sommet. Le voici aujourd'hui sur Xbox dans une version un poil boostée mais qui souffre toujours d'une réalisation un peu branlante, mais quand il s'agit de GTA, on pardonne beaucoup de choses. Si les débuts de la série furent difficiles avec 2 premiers volets au succès discutable et surtout assez confidentiel, depuis GTA 3 et Vice City, Rockstar a tout simplement créé un genre qu'il maîtrise de bout en bout pour au final remporter cette fois un succès planétaire. De GTA 3 qui posa les bases, à Vice City qui y ajouta l'importance de l'ambiance. Aujourd'hui, oublions la réplique de Miami pour foncer droit vers le soleil de la Californie, cachée sous le nom d'une région immense : San Andreas. Au programme, non pas une mais 3 villes remplies de freeways, d'avenues, de ruelles en pente raide mais aussi séparées par des zones de campagne nanties de leurs chemins de terre et de leurs broussailles. La première de ces cités sera Los Santos, copie de Los Angeles dans laquelle on pourra, entre autres joyeusetés visiter le quartier mexicain où l'on trouvera en miniature le fameux Convention Center, église qui tient lieu de scène à l'E3. San Fierro n'est autre que San Francisco, forte de ses rues vallonnées et de ses maisons bleues. Enfin on trouvera en dernier lieu Las Venturas, alias Las Vegas, la ville du jeu parsemée de casinos et entourée d'un désert servant de dépôt à cadavres encombrants.Il ne faut pas longtemps pour comprendre qu'en terme d'environnement, San Andreas explose les compteurs puisqu'à elle seule, la ville de Los Santos est déjà aussi vaste que celle de Vice City. Ainsi après les mafieux des années 80, Rockstar s'oriente vers un univers adapté à sa nouvelle géographie, celui des gangsta des ghettos californiens. De retour de Liberty City, le jeune black Carl Johnson, aka C.J, sombre dans les ennuis. Tenez-vous prêt à entendre du "Yo Bro" et du "Wassup Nigga" à tour de bras, sans oublier le classique "I wanna ice those fools". On ne s'attardera par sur l'histoire et les nombreux personnages du jeu, mais pour faire simple, la qualité est toujours au rendez-vous avec des personnalités fortes et un doublage d'une excellence indubitable. En l'espace de quelques nano-secondes on retrouve les sensations et les routines de la série. Liberté de mouvement absolue (même si certaines zones doivent être débloquées par la progression du scénario), missions principales et activités annexes en tout genre, qui vont des classiques missions de police, taxi ou autres à la recherche de tags rivaux à recouvrir, en passant par la simple balade dans un univers immense. Si vos premières missions principales demeureront gentillettes, avec une séance de tag visant à marquer votre territoire, on en viendra vite à des choses bien plus "gangsta style", règlements de comptes, passage à tabac d'un dealer, à bord d'un train et poursuites en moto dans les ruelles ou sur le freeway. Sans parler de tout ce qui peut suivre et qui ne manquera ni d'audace ni de diversité afin de maintenir un niveau de surprise quasi constant. En gros, c'est GTA, tout simplement et à l'heure actuelle, est-il encore nécessaire d'encenser un gameplay qui a fait ses preuves ? Vous avez de quoi donner libre court à vos fantaisies capilaires les plus folles. Mais GTA en mieux, comme Vice City avait su parfaire le gameplay, ainsi fait San Andreas. Je ne vous ferai pas la liste des nouveaux véhicules parmi lesquels on citera tout de même les vélos, les tracteurs tondeuses ou surtout les avions, même si leur pilotage devra se mériter. Largement de quoi se distraire pendant les longues randonnées urbaines mais aussi campagnardes. L'autre grande nouveauté de GTA : SA réside dans l'apparition d'aptitudes du héros que le joueur devra entretenir. Des skills directement appliquées au gameplay. Ainsi, il est possible de travailler son endurance et sa force physique, la meilleure solution étant pour cela de se rendre dans un club de gym pour se farcir de longues séances d'haltères ou de vélo en martelant une touche du pad. A terme, le gain d'endurance permettra de sprinter ou de nager plus longtemps (ah oui d'ailleurs on nage maintenant dans GTA). Pour la musculature il s'agit simplement d'infliger plus de dégâts dans les combats rapprochés. Votre alimentation comptera elle aussi puisqu'en mangeant, C.J rétablira sa santé et surtout entretiendra sa forme physique. Mais gare aux excès, car dans vos caractéristiques, le gras surnuméraire n'est pas à oublier. Ceci dit, il faut vraiment le vouloir pour transformer son personnage en Jabba The Hutt. En vérité, il en va de même pour le reste, quelques passages assidus en salle de sport pour gonfler un peu les pecs, et on peut oublier ça le reste du temps. Finalement, loin d'être un souci omniprésent, ces skills sont une partie minime du jeu qu'on oublie assez facilement. Un petit effort sur le moteur 3D ne serait pas superflu. Reste néanmoins la maîtrise des véhicules qui s'acquiert simplement en pratiquant. C'est de cette façon qu'on s'évitera les chutes de vélo ou de moto et les dérapages trop peu contrôlés. Idem pour les armes d'ailleurs. On appréciera que les compétences les plus utiles augmentent d'elles-même à l'usage, évitant de contraindre le joueur à de fastidieuses séances d'entraînement. Si C.J sait faire tout ce que faisaient ses prédécesseurs, il sait aussi faire plus. Nager, mais également grimper sur un mur ou un grillage pour échapper à ses éventuels poursuivants. Les combats de mêlées ont subit un lifting pour leur part puisqu'on pourra maintenant réaliser des enchaînements de coups avec 2 boutons et appliquer le système de lock du tir aux combats rapprochés. Justement, le système de tir lui aussi a un poil changé. D'une pression sur R1, on pourra locker une cible et tirer avec L1. Cool, si ce n'est que les gunfights restent aussi hasardeux qu'ils pouvaient l'être dans les 2 volets précédents avec un lock qui part en sucette dès qu'on se déplace un peu, ce qui peut à juste titre provoquer un certain agacement depuis le temps que les plaintes pleuvent à ce sujet. Mangez pas trop , sinon, c'est la prise de poids assurée. L'intelligence artificielle pose elle-aussi un petit problème puisqu'elle n'a guère évoluée depuis Vice City. On assiste toujours à des scènes parfois dignes de Benny Hill, avec des voitures qui se rentrent dedans on ne sait trop pourquoi et des forces de l'ordre qui n'hésitent pas à se jeter du haut d'un pont pour vous poursuivre après une chute de 20 mètres. C'est héroïque. Mais le principal écueil vient clairement de la réalisation qui se situe tout juste au niveau du dernier opus en date. Il est certain que cette version Xbox se fera pas mieux que sa cousine PS2. Il est vrai que quelques améliorations ont été apportées, les textures sont un peu plus fines, les modèles moins grossiers, et l'ajout du mode 16/9 est intelligent. Mais le résultat reste pourtant relativement décevant pour la machine. Le frame-rate se tient cependant un peu mieux que sur PS2. Heureusement, le design est de son côté une réussite magistrale de diversité et de complexité. Mais s'il n'est pas beau, San Andreas n'en reste pas moins électrisant comme peut l'être un GTA. Toujours quelque chose à faire, des missions qui surprennent, et quand on fait un break, il est toujours bon d'aller jouer au billard à Las Venturas, de survoler les environs en jet, de s'adonner au cambriolage de maisons ou de participer à une compétition de VTT !! Tout ce qu'on aime en somme. Cependant toutes les nouveautés ne sont pas aussi transcendantes que prévu. Il en va ainsi du mode multijoueur qui a tant fait parler. En fait de mode coopératif, il s'agit en vérité de certaines missions particulières qui peuvent être accomplies à 2, à condition de rester solidaire à l'écran. Ce n'est pas encore cette fois qu'on aura droit à un vrai mode multijoueur finalement. La prochaine fois ? Ils aurons dû améliorer le mode multijoueurs. GraphismesSi le design, la richesse et l'envergure des villes sont des réussites indéniables, il faut en payer le prix par un niveau technique qui n'a pas changé depuis Vice City et GTA 3 et une quantité de bugs assez affolantes, de collision notamment. On reste sur sa faim sur Xbox, plus encore que sur PS2, nous disant que Rockstar aurait tout de même pu faire un effort supplémentaire. Le graphique est meilleur que PS2 JouabilitéMarque de fabrique de la série, la prise en main est rapide, simple et intuitive. San Andreas reprend des bases solides qu'il enrichit encore pour nous offrir un gameplay d'une richesse toujours aussi enthousiasmante. En marge des missions liées à l'intrigue, le nombre de distractions annexes est encore plus colossal qu'auparavant. On regrettera le système de tir encore peu convaincant, voire archaïque. A noter que cette version Xbox profite du contrôle de la vitesse et du freinage des véhicules via les gâchettes analogique. Note générale C'est vrai qu'il fait pâle figure, peine à voir parfois même, que certains détails agaçants l'entravent toujours comme sa visée encore pénible ou son IA déroutante mais bigre, quelle grandeur il a ce San Andreas. Rockstar a une fois de plus réussi un coup de maître en livrant au monde un jeu aux milles facettes qu'il est impossible de résumer. Explorer totalement l'univers de cette Californie virtuelle, voilà une expérience dont on aurait tort de se priver. | | | | La série Grand Theft Auto connaît, depuis quelques temps, un succès énorme. Avec, tout d’abord, Grand Theft Auto 3 qui a fait renaître la série avec le passage en 3D. Ensuite vient Vice City avec ses couleurs et une ville plus grande. Finalement s'ajoute San Andreas sortit sur PS2 avec une carte gigantesque. Entre toutes ces versions, c'est San Andreas qui se démarque avec une évolution plus poussée de la jouabilité. Mais le grand défaut de cette série est le manque de réalisme. Avec le portage San Andreas sur Xbox, les joueurs étaient en droit de s’attendre à des corrections de bugs et une amélioration graphique marquée. Malheureusement, peu d’améliorations sont notables. J'ouvre donc mon Xbox et insère Grand Theft Auto: San Andreas. J’appuis sur Start et un premier chargement . Je visionne la première cinématique qui contient plusieurs chargements. Lors de celle-ci, je remarque déjà plusieurs défauts au jeu. À commencer par un arbre qui est apparu soudainement, sans doute parce qu’il n’a pas été chargé correctement. Je remarque ensuite que les voitures avancent de façon saccadées dans cette cinématique. Des erreurs d’affichage sont présentes, principalement sur des lignes droites comme des fils électriques. Ce n’est pas une ligne droite, mais bien une ligne avec des carrés. Une ligne haute tension bien pixélisée. Je me dirige vers une première mission avec comme intro, une autre petite cinématique. Tout ça commence bien mal. C’était mes premières impressions, passons à une critique détaillés en commencent par l’histoire. HISTOIRE: Le scénario est toujours le même, mais laissez moi vous rafraîchir la mémoire. Vous incarnez Carl Johnson qui, il y a de cela cinq ans, a quitté la ville afin de fuir Los Santos, où corruption et violence règnent. Il revient maintenant en ville mais est arrêté par une auto patrouille qui contient, étrangement, trois policiers, ce qui est plutôt inhabituel normalement. Malheureusement, ils ne l’arrêtent pas pour excès de vitesse car, dans Los Santos, la seule loi que font respecter les policiers est : «Ne tuez point et ne nous importunez pas». J’y reviendrai plus loin. Ce qu’ils veulent à Carl, c’est l’accusé du meurtre d’un de leur collègue. Mais le problème est qu’ils vont recourir à plusieurs manières qui ne respectent pas l’éthique policière puisqu’ils sont corrompus. Le chantage sera au rendez-vous. Ils iront même à vous exiler loin de la ville, en campagne, afin d’accomplir leur travail. Vous apprendrez également le meurtre de votre mère et vous mettrez en tête de retrouver son meurtrier. Pour cela, vous vous intégrerez dans un gang de rue avec des amis plutôt…disons simplement qu’ils ne sont pas tous intègres. À travers 3 énormes villes et une immense campagne, vous découvrirez des personnage tout aussi spécial les un que les autres, notamment un vieillard dans l’époque «peace and love». Bref, côté histoire, ce n’est pas à tout casser mais ça fait le boulot. CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE: Au tout début, on nous apprend les rudiments du jeu. On est très limité et jouer n’est pas aussi intéressant que par la suite. Puis, lorsque plusieurs fonctions sont ajoutées, c’est là que le jeu prend tous son sens. Les missions sont, pour certaines, très originales et pour d’autres, ce n’est qu’une balade d’un bout à l’autre de la carte, ce qui peut finir par être long. Je pense notamment à une mission où vous êtes dans une ville et devez aller chercher quelqu’un au milieu de la campagne, à environ 5 minutes de là puis aller prendre des photos au bas de la carte, encore plus loin pour ensuite revenir à la ville de départ pour faire une autre mission. Plutôt long. Il y a des missions qui se résument à faire le taxi alors que d’autres sont plus complexes et intéressantes. Par exemple, vous devez kidnapper quelqu’un lors d’une cérémonie et aller balancer l’automobile à la mer en vous éjectant. Ou encore aller détruire une compagnie de construction en passant les maisons mobiles au bulldozer puis en enterrant le contremaître sous du béton. Certaines missions vous font ajouter des fonctions. Prenons l’exemple d'une ou vous devez aller voler un vieux militaire et lui prendre ses munitions. Ceci vous ouvre la porte aux vols de nuit, qui nécessite un camion spécial et un masque. Ces vols sont plutôt intéressants car vous devez voler des télévisions, des chaînes stéréo et bien plus sans réveiller les locataires de la maison, sans quoi ils appelleront la police. Mais la fonction niveau gameplay la plus intéressante est la conquête de territoire. À un certain moment dans le jeu, des couleurs apparaîtront sur votre carte vous indiquant les territoires des gangs de rues. Vous devrez défendre les vôtres et prendre possession des leurs. Bien qu’intéressant, on note une intelligence artificielle déficiente quant à la défense, se résumant à arriver vers vous en ligne. Aussi, on constate que lors des guerres de gang de rues, tous disparais, comprenant piétons, ambulance, policiers pour réapparaître dès la fin. Plutôt bizarre. Vous pourrez également vous faire une petite amie et entretenir votre relation avec elle en l’emmenant manger au restaurant ou en faisant une petite ballade qui s’avère très ennuyeuse car cela se résume à se promener en attendant qu’elle veuille rentrer chez elle. En volant certains véhicules, vous pouvez accomplir certaines missions, comme policier, ambulancier, pompier ou des «pimps» mission. Vous aurez également la chance de vous payer une prostituée, ce qui démontre le manque flagrant d’effort dans cela. En effet, vous l’embarquez puis allez dans un coin tranquille puis l’auto se balance alors que les 2 sont chacun de leur côté. LIEUX: La carte vous offre d’entrer dans beaucoup de bâtiments, comprenant poste de police, stationnement sous terrain, restaurent, centre d'entraînement, etc. Rappelons que Carl doit se maintenir en santé donc la fréquentation de certains lieux doit se faire de façon modérée! Il y a maintenant des statistiques détaillées, ce qui le forcera à bien s’alimenter. Sinon, il pourrait devenir légèrement obèse. Vous pouvez maintenant aller à la gym pour augmenter votre cardio ou votre force musculaire. Le résultat s'avère néanmoins assez irréaliste. Vous pourrez effectivement pousser des automobiles simplement en courant dessus, et cela sans trop d’efforts. Des cours dans une école de conduite automobile et d'aviation sont offerts afin d’apprendre des compétences pour conduire ces différents véhicules. Vous trouvez que CJ a des vêtements qui sont passés mode? Allez magasiner dans des boutiques où il pourra même se faire tatouer. Vous pourrez aussi aller danser dans des clubs, jouer au billard ou encore aux jeux vidéo et même aller dans un club de striptease. LES POLICIERS: Je fais un paragraphe spécialement dédié à l’un des pires défauts du jeu, soit l’intelligence artificielle, principalement celle des représentants de l’ordre. Jamais ils ne vous arrêteront si vous rouler en sens inverse sur l’autoroute, si vous détruisez les poteaux autours d’eux lorsqu’ils attendent que la lumière passe au vert ou bien si vous foncez en sens inverse dans un autre véhicule que le leur. Jamais ils ne s’occuperont d’une personne qui est morte sur le sol ou bien d’une intersection bloquée par plusieurs automobiles sans propriétaire. Ils ne feront que passer à côté sans s’en soucier. Un petit point intéressant est qu’ils ne sont pas toujours après vous. En effet, il peut arriver qu’une auto patrouille actionne ses gyrophares, fasse un 180 degré et prenne une auto en chasse. Malheur à vous si vous traversez la rue car ils ne se donneront pas la peine de vous contournez, ils vous écraseront et continuerons leur route. Aussi, ils ont la mémoire assez courte. Un vol d’ambulance ne les intéresses pas longtemps, et les étoiles ne sont pas permanentes. Je m’explique. Vous volez une moto de police, l’étoile demeurera un moment mais finira par disparaître et vous pourrez passez devant un policier sans qu’il ne fasse de cas comme si vous êtes un simple civil au volant d’une moto de police. Et lorsque les étoiles sont à 3 ou plus, la, c’est carrément irréaliste. Une auto patrouille vous attend à tous les coins de rue, peu importe votre itinéraire. Dernier point étrange : Il existe des «paint shop» où vous pouvez repeindre votre véhicule. Alors pourquoi un changement pur et simple d’auto ne fait pas l’affaire? Et pour les passants, rien n'est mieux. Une bataille en pleine rue ne semble pas les intéresser, ni même qu’on batte un corps déjà mort. Dévaliser un magasin est très irréaliste, principalement les restaurants de poulet. Les caissiers lèvent les mains en l’air, vous traversez le comptoir et ils vous servent de punching bag, remontant à chaque coup sans bouger. Aussi, les personnages ne savent pas que lorsqu'ils débarquent d’un véhicule pour aller au restaurant, l’auto leur appartient encore. Vous pouvez la voler devant eux sans qu’ils ne réagissent. Bref, l’intelligence artificielle n’est pas au point. ARMES/VÉHICULES: Alors là, bien que certains ne soient pas très beau graphiquement, la variété est la : moto, bicyclette, bétonneuse et chariot élévateur. Par contre, on note qu'un vélo peut aller à la vitesse de l’éclair, bien souvent plus vite qu’une automobile. Les armes sont variées également : pelle, fusil, mitraillette, lance-missile, tous est là pour résister aux forces de l’ordre. CÔTÉ TECHNIQUE: Voilà le plus gros problème du jeu : les erreurs fusent de part et d’autres, et ce sont les même que dans Grand Theft Auto 3 : poteaux passant à travers votre véhicule, vous-même qui passez à travers une portière, CJ passe à travers les buissons sans qu’ils ne bougent, les boîtes se cassent en particules horribles, la visée automatique cause beaucoup de problèmes, des choses disparaissent à la vitesse de l’éclair, les corps peuvent disparaîtrent sous vos yeux, les ambulanciers écrasent les corps qu’ils viennent sauver, si on écrase quelqu’un, celà ne le tuera pas, il faut qu’il soit debout pour mourir, CJ mange ses pizzas à travers un foulard si vous en avez un et même les commis/caissiers peuvent mourir infiniment et revenir identiques sans se rappeler que cela fait quatre fois vous les dévaliser. GRAPHIQUEMENT: Bon, ce n’est pas raté, mais c’est loin d’être au top. Il y a quelques erreurs d’affichage, notamment sur les insignes des policiers corrompus et sur le sol quand vous ouvrez une porte de l’intérieur, il est totalement noir. Certaines places sont très bien détaillées alors que d’autres sont vides. Aussi, tout est incassable ou presque. Un coup de fusil à pompe dans le téléviseur et vous pouvez jouer à votre jeu vidéo préféré pareil. Un environnement plus intéractif aurait été bien. Les personnages sont bien, même si Carl parle au cellulaire sans bouger ses lèvres... SON: Le son est bien l’un des points où il n’y a presque rien à dire. Vous avez à votre disposition la radio des véhicules et les stations de radio. Allant du rap au country, la musique est toujours adaptée selon le type d’endroit où vous êtes. Par exemple, en campagne, cela sera du country alors que dans l’auto d’un rapper, la musique par défaut sera le rap. Par contre, deux petits problèmes sont à noter. Le premier est l’ambiance dans les restaurants. Elle est bien là, certes, mais même lorsqu'il n'y a aucun client, on peut entendre des clients qui jasent, des bruits d'assiettes, etc. Sur une auto, le bruit sera toujours celui de tôle, même sur les vitres. CONCLUSION: Le portage de San Andreas donne la possibilité aux joueurs de jouer à GTA : San Andreas mais les améliorations ne sont pas présentes. Les bugs y sont toujours, les graphiques n’ont pas vraiment été améliorés et l’intelligence artificielle est partie au Mexique. Par contre, malgré ces nombreux défauts, le jeu reste amusant à jouer avec ses missions originales, une liberté quasi-totale (sauf pour les missions qui sont presque toutes obligatoires) et une bande sonore géniale. Malgré l'intérêt du jeu, la note donnée est la plus haute que je puisse donner car GTA ou pas, il a la note de n'importe lequel des jeux. C'est principalement en jouabilité que le jeu perd des points car il y a trop de problèmes techniques pour que je passe à côté, principalement l'intelligence. Espérons que les concepteurs ne reprendront pas le même moule pour un futur GTA et que les problèmes seront tous réglés car comme je le dit souvent: «Même si une recette est gagnante, il faut toujours voir ce qui pourrait être amélioré». | | | | Les différences de Vice City et San Andreas : Il a la nage, BMX et BIKE, VTT, aéroglisseur, le mode multijoueurs (2), grimper sur les clôtures, le parachute, la plupart des missions sont facile, les skills de conduite d'avions, d'autos, de motos, de bmx ou bike, d'armes, aussi on peut jouer au basket, au billard, au machine arcade, des casinos. j'ai pas mal fait le tour des différences des deux jeux. | Les plus... | | - Liberté - Carte immense - Endroit intéressants - Originalité de la plupart des missions - La durée de vie - Bande Son | | - les modification d'auto | | Les moins... | | - L'intelligence artificielle - Graphiques ordinaires - Erreurs graphiques - Bug en tout genre - Ralentissement - La visée automatique | Le verdict final | NOTE GÉNÉRALE 9.5 | Présentation | | 7.5 | | | Graphiques | | 7.0 | | Bande son | | 9.5 | | Vous lui donnez 10 | Jouabilité | | 6.5 | | | | |
 Conker : Live And Reloaded Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'ai beaucoup de mal à entretenir une correspondance avec des amis perdus de vue. Il faut toujours que ce soit eux qui fassent le premier pas et se manifestent par un mail, un coup de fil ou même une visite impromptue. Conker, lui, ça fait bien quatre ans que je ne l'ai plus vu. Malgré les bons moments passés ensemble à rire de blagues idiotes, nos voies se sont séparées et je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Jusqu'à ce que j'apprenne qu'il préparait en fait son grand retour et qu'il prévoyait même de m'apporter quelques cadeaux. Là, ça fait une bonne semaine qu'il squatte chez moi, et c'est comme si on ne s'était jamais quitté. Pour bien comprendre pourquoi on est si content de retrouver Conker, il faut se replonger quatre ans en arrière. La PS2 venait tout juste de sortir, la Xbox et la GameCube n'allaient pas tarder à pointer le bout de leur nez, et à côté, la N64 vivait ses derniers mois tant bien que mal. A l'époque, mais c'est encore valable aujourd'hui, Nintendo entretenait des valeurs dites positives, les jeux N64 visaient un public large, jamais un mot de travers pour ne froisser personne. Puis est arrivé Conker. Oh bien sûr, au départ tout le monde pensait qu'il s'agissait d'un énième jeu de plates-formes puisque directement issu de Rare, déjà géniteur des superbes Banjo & Kazooie et Donkey Kong 64. Il faut dire que dans le fond, personne n'avait tort sur ce point là. Conker Bad Fur Day partageait la même patte graphique que ses illustres aînés, les premières images étaient d'ailleurs là pour le confirmer : un monde tout mignon dans lequel vivait un écureuil non moins craquant, avec des fleurs colorées et des insectes tout gentils. On imaginait même déjà les musiques guillerettes qui enroberaient probablement le tout. Finalement, le jeu est sorti. Rien, mais alors rien du tout n'aurait pu nous préparer à un tel choc. Irrévérencieux, grossier, scato, gore, mais surtout diablement amusant, Conker avait réussi à lui tout seul à chambouler la philosophie menée depuis toujours par Nintendo. Tout ce que Big N avait soigneusement évité pendant de longues années, Conker l'exposait au grand jour. Un coup de génie sans précédent, et malheureusement sans suite non plus. Puis vous connaissez l'histoire, Rare est passé sous l'escarcelle de Microsoft, annonçant que Conker ferait un retour sur Xbox dans une version entièrement remaniée et s'ouvrant davantage aux joies du online. Conker sort du bar avec une seule envie : dormir ! Inutile de nier que Conker Live & Reloaded tourne depuis plus d'une semaine dans les consoles de la rédac, chacun ayant envie de voir comment se porte désormais l'écureuil après cette longue absence. Je ne vous cache pas non plus que le jeu nous aura laissé réellement perplexes. De la même manière qu'on ne sait pas réellement si la N-Gage est un téléphone-console, ou une console-téléphone, on s'interroge pour savoir si Conker Live & Reloaded est un jeu solo avec des modes multi, ou un jeu multi avec un mode solo. En gros, c'est comme un Big Mac bien tassé, on ne sait pas bien par quel côté l'attaquer... Les joueurs ayant connu le Conker N64 devraient logiquement opter pour la première possibilité, mais il n'est pas dit que ceux qui arrivent avec un oeil neuf partagent cet avis. Il faut dire que tout est fait pour mettre le multi bien en avant. On allume le jeu, et hop, la séquence d'intro nous montre le jeu online ! Même le menu principal nous dirige directement vers les options Xbox LIVE. Reconnaissez que ce n'est pas banal, presque déroutant. Pourtant, en grand rebelle que je suis, je ne vais pas suivre cette idée, et je vous parlerai d'abord du mode solo. Na ! Conker est devenu roi, oui mais de quoi et de qui ? Ah quel bonheur de revoir Conker assis sur son trône, le regard vide et la couronne mal vissée sur sa tête ! Rien que cette première image nous renvoie à nos bons souvenirs, à la joyeuse foire que seront les futurs niveaux et à tous les moments d'anthologie que l'on s'apprête à (re)vivre. Conker nous raconte son histoire, il nous expose comment une simple soirée trop arrosée a modifié à jamais le cours de son existence. Trop beurré pour retrouver le chemin de son petit chez lui, l'écureuil va commencer par errer sans but, tapant la discute avec ceux qu'il croisera. Par la suite, il offrira ses services contre quelques billets verts à quiconque voudra de lui. Sur le principe, Conker a tout d'un jeu de plates-formes classique. Notre personnage marche, court, saute, plane en tournoyant de la queue, nage et frappe ceux qui se mettent en travers de son chemin. Oui, mais voilà, Rare a pris soin de brouiller les pistes. Si l'esthétique renvoie entièrement à un jeu tout mimi, le propos est tout autre. Tour à tour, Conker va devoir rebondir sur la poitrine gonflée d'un(e) tournesol, gaver de sang une chauve-souris, braquer une banque, castrer une chaudière, pisser sur des diablotins en feu, et même barboter dans du caca. Le titre se joue de toutes les règles de bienséance et n'hésite jamais à aller le plus loin possible dans son insolant délire. Les guêpes ont volé une ruche, Conker ira la récupérer. Pas seulement parce que les mécaniques sont parfaitement rodées, mais surtout parce qu'aussi répugnant qu'il puisse être à certains moments, et aussi grossiers que les dialogues puissent sonner, le contraste séparant le fond de la forme fait que l'on revient constamment à la manette. Pas évident de rester de marbre lorsqu'on voit (et qu'on entend) un joli petit animal nous sortir les pires insanités, lorsqu'on le voit courir après des liasses de billets vagabondes, ou lorsqu'on le voit exploser la tête d'ours en peluche dans une guerre sans merci. Disons aussi que tout est mis en oeuvre pour que l'on se marre devant notre écran. Bon, si on ne réagira pas forcément à toutes les situations (l'humour principalement logé sous la ceinture ratisse quand même large), on se plaît à tenter de reconnaître toutes les références distillées au gré des niveaux. Et croyez-moi, elles sont nombreuses !!!!!!!! Les parodies vont bon train, égratignant sans discrimination le soldat Ryan, Terminator, Van Helsing, Matrix ou encore Alien. On ne se lasse pas de ces scènes, ni de la façon dont elles sont amenées. Vu de loin, on pourrait croire à une succession de niveaux sans rapport les uns avec les autres - c'est vrai qu'il y a un peu de ça, pourtant tout s'enchaîne sans mal pour nous conduire petit à petit vers le bout du chemin. Comptez à ce propos une quinzaine d'heures pour accomplir le mode solo, ce qui reste très raisonnable, compte tenu du genre. Quelques boss imposants se mettront sur la route de l'écurueil. Viennent alors les modes multi qui, par définition, sont là pour gonfler considérablement la durée de vie. Rare semble avoir pensé à tout puisqu'on pourra goûter au multi en LIVE, en réseau, ou même sur une seule console en écran splitté (deux joueurs, coopératif et duel). Quelle que soit la configuration les enjeux restent les mêmes, il va falloir choisir son camp entre le HCE (les écureuils) et les Tediz (l'armée d'ours en peluche), puis piocher la map sur laquelle on veut jouer. Comme pour le jeu solo, les références sont partout, jusque dans le nom des cartes (Les Trois Tours, Doon, Un Pont Trop Etroit ou encore le château de Tedistein). On peut cependant regretter qu'il n'y en ait que 8 en tout et pour tout, et que chacune d'elle soit instantanément associée à un type de jeu bien précis. C'est-à-dire que derrière Les Trois Tours se cache un mode domination et que la map Un Pont Trop Etroit soit uniquement dédiée à un Capture The Flag. Les règles de missions ne sont d'ailleurs jamais très claires, ce n'est qu'en pratiquant les niveaux que l'on comprend leur but. Il aurait été judicieux de placer des petits commentaires dans la notice pour qu'on sache exactement à quoi s'attendre en lançant une partie pour la première fois. Enfin, cela n'est pas gravissime non plus. Le multijoueur se joue essentiellement par équipe. Chaque joueur peut accéder à tout moment à 6 classes de personnages répartis selon les caractéristiques habituelles. On trouve ainsi des brutos (polyvalents), des mouchards (sorte de ninjas habiles et rapides), des démolisseurs (pour détruire, quoi), des scouts (snipers), des jockeys du ciel (pilotes d'engins volants) et des thermophiles (spécialistes du lance-flammes). Chacun dispose d'une panoplie d'armes et de mouvements spécifiques, lui permettant d'intervenir dans des situations bien définies. On note, cela dit, un léger déséquilibre dans les classes privilégiant peut-être les mouchards par rapport aux autres. Le risque étant de voir se développer sur le net des équipes entières de mouchards... Malheureusement, ceci n'est pas le défaut principal du multi. Le plus gros souci reste très certainement la confusion qui règne sur le champ de bataille. Entre les écureuils et les Tediz, difficile en effet de savoir qui est qui puisque tous les noms de joueurs se superposent les uns sur les autres dans une bouillie peu lisible. Le seul moyen de savoir qui se trouve en face est de s'approcher assez près pour voir la couleur des poils (gris pour les écureuils, marron pour les ours) ou de chercher une éventuelle queue (seuls les écureuils en ont).  C'est un petit peu dommage d'en arriver là alors qu'un système plus approprié aurait permis de corriger ce détail. à la fasons de Van Helsing, Conker ira tuer des zombies dans un manoir désert. Des soucis, on en rencontre également dans le mode solo. Des petits ennuis qui, mis bout à bout, parviennent à perturber l'entrain avec lequel on prend la manette. Tout d'abord, la maniabilité n'est pas optimale. Il n'est pas rare de devoir recommencer des dizaines de fois le même passage parce que la caméra n'aura pas permis d'apprécier correctement les distances ou ne nous aura pas guidé convenablement vers le droit chemin (je pense notamment aux zones aquatiques). Dans un autre registre, on a souvent la sale impression de devoir s'en remettre à la chance pour espérer franchir une étape (merci le dinosaure dans la course sur lave...). Frustrantes, énervantes et par moment même désespérantes, ces contrariétés étaient déjà présentes dans l'édition originale. Remake ou pas, on auraient donc souhaité qu'elles soient gommées aujourd'hui et que les efforts ne se soient pas uniquement centrés sur les graphismes. Certes, c'est bien plus agréable à regarder qu'avant (c'était pourtant déjà bien beau sur N64), avec des effets de fourrures, d'eau et de flammes franchement réussis, mais il aurait aussi fallu s'attarder sur ces détails qui font maintenant tache d'huile - surtout après les longues années qu'il a fallu attendre avant de pouvoir retoucher à Conker.  Une petite pointe de déception donc, qui modère légèrement l'énorme plaisir qu'on se fait de retrouver l'écureuil le plus grossier de la terre. | | Les plus... | | -Excellents modes multi-joueurs -Très beau graphiques -Très amusant et drôle | | | | Les moins... | | -Le mode solo est un remake de Conker Bad Fur Day mais avec des meilleurs graphiques NOTE GÉNÉRALE 9.2 |
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